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SDAP - Charente-Maritime Service territorial de l'architecture et du patrimoine
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Le romantisme
Une nouvelle approche patrimoniale

Les prémices d'une organisation de la gestion du Patrimoine
En 1830, François Guizot, ministre de l'Intérieur, crée un poste d'inspecteur général des monuments historiques qu'il confie dans un premier temps à Ludovic Vitet, historien et critique d'art, alors âgé de vingt-huit ans. Ce dernier réclame un cadre législatif pour appuyer sa mission.

L'émergence d'une politique du Patrimoine et la mise en place d'un cadre législatif
En 1834, Ludovic Vitet, devenu secrétaire général du commerce, cède sa place d'inspecteur général des monuments historiques à Prosper Mérimée avec lequel il entretient une correspondance assidue à laquelle il accorde une attention particulière.

Mérimée, à travers cette correspondance, fait un rapport de l'état alarmant dans lequel il trouve les édifices anciens au cours de ses tournées en France.
«...Quant à l'abbaye des Dames, elle est toujours sous le coup du marteau du génie militaire. Le sous-préfet doit réclamer fortement auprès du conseil d'arrondissement pour qu'elle soit conservée. Même demande sera faite au Conseil Général. Vous savez que le génie veut la démolir pour agrandir sa caserne, et qu'il offre de donner les matériaux à la ville. Or il a si peu besoin de s'agrandir que l'on vient d'affermer un grand terrain voisin de cette caserne, sur lequel on pourrait construire des bâtiments pour deux régiments au moins. Si le Ministère de la Guerre démolit St Palaye, c'est par goût, car il peut s'en passer parfaitement. Monsieur de Rémusat ne pourrait-il pas parler de cette affaire à Monsieur de Cubières ? Nous n'obtiendrons jamais rien du génie par la voie officielle. Il y a dans le même faubourg une vilaine petite église, qu'on pourrait abandonner si le Ministère de la Guerre rendait l'Abbaye aux Dames. Il ne serait pas très couteux je crois de réparer celle-ci et l'on conserverait la plus belle église de Saintes ». (  extrait d'une lettre de Prosper Mérimée à Louis Vitet de Saintes, le 28 juillet 1840  ).

Il dénonce le manque de moyens nécessaires à la mise en oeuvre d'une véritable politique de restauration et de conservation des monuments anciens. Il sollicite entre autre auprès du Ministre de l'Intérieur l'affectation de crédits proportionnels à l'importance des travaux.

C'est à partir de cette période qu'on assiste à l'émergence d'une politique du patrimoine et qu'un cadre législatif va véritablement commencer à être mis en place.

Le 28 septembre 1837 naît la Commission supérieure des monuments historiques, créée par François Guizot et présidée jusqu'en 1848 par Louis Vitet. Cette commission a pour mission de répartir les fonds destinés à la sauvegarde des monuments et ce en fonction de leur intérêt. Cette même année, Ludovic Vitet demande à ce que tous les Préfets établissent une liste, non seulement des principaux monuments historiques, mais aussi des monuments naturels de leur département.  
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